Attention arnaque !


Dans le hors-série N°1 de la revue CAPITAL de février 2018, nous avons remarqué un article intéressant concernant les arnaques à la vente de chiens et chats. Une arnaque en ligne fait partie des 25 les plus fréquentes sur le web.

Elle consiste à envoyer des mails en mettant en pièce jointe plusieurs photos de chiots et chatons avec un prix intéressant afin d’éveiller votre curiosité. Après que vous ayez choisi un animal sur le site, une caution vous est demandée pour le transport. Cette caution, vous ne la reverrez jamais, tout comme le chiot ou le chaton que vous aviez commandé.

En France de nombreux acheteurs potentiels sont victimes d’arnaques sur le web et sont démunis face à ce type de fraude.

Il existe heureusement quelques principes de bon sens qui permettent de réduire les risques des transactions sur internet :

  • rechercher le maximum d’informations sur le commerçant en se renseignant sur ses mentions légales, les chiffres d’affaires déclarés, l’ancienneté du site et les avis des internautes (vigilance toutefois sur ce dernier points : nombre d’avis peuvent être « bidons »). Si toutes ces informations sont absentes ou incomplètes ce n’est pas bon signe, une entreprise qui n’a rien à se reprocher doit être claire sur ces points.
  • de nos jours, le paiement en ligne est de plus en plus sécurisé et coûte relativement cher aux sites marchands. Les sites frauduleux n’investissent généralement pas dans les systèmes offrant le plus de sécurité aux acheteurs. Si l’adresse du site présente un cadenas ou mieux encore un cadenas vert, le site semble fiable. Dans le cas contraire, méfiance. Même chose sur la page de paiement : les sites les plus sérieux utilisent la norme 3D secure qui impose de confirmer votre identité par un code SMS que vous envoie votre banque à chaque paiement.
  • méfiez-vous des offres trop alléchantes, la plupart des sites d’arnaques proposent des prix défiant toute concurrence dans le but d’attirer l’attention. Soyez donc vigilant lorsque l’affaire est trop belle. Gardez la tête froide et ne soyez pas naïf.

Outre cet aspect « transactionnel » le bon sens doit vous guider lorsque vous envisagez d’acquérir un chien ou un chat. Un animal n’est pas une simple marchandise, c’est un être vivant et à ce titre il convient de s’assurer de certains points avant de l’acheter : son existence, son pedigree, sa santé physique et comportementale, les conditions dans lesquelles il vit, comment sont ses parents.
Par conséquent, questionnez préalablement le vendeur de vive voix et déplacez-vous. Vous ferez ainsi connaissance avec votre futur compagnon et pourrez facilement obtenir les informations nécessaires.

Idéalement, passez par un éleveur professionnel car :

  • C’est une personne passionnée et formée en vue d’élever des animaux dans les meilleures conditions d’hygiene et d’éveil. Il saura parfaitement s’occuper de l’animal durant son sevrage et pourra donner réponse à toutes vos questions. Il saura aussi vous dispenser les conseils utiles pour que vous accueilliez votre animal dans les meilleurs conditions.
    un éleveur professionnel est soumis à des obligations légales :
    se déclarer à la chambre d’agriculture pour obtenir un numéro de SIREN.
    – disposer des connaissances et des compétences requises.
    – disposer de locaux conformes aux règles sanitaires et de protection animale (arrêté ministériel du 3 avril 2014).
    – vendre des animaux identifiés et âgés de plus de 8 semaines (respect du temps de sevrage, puçage, vaccination).
  • La transaction fera l’objet d’un contrat de vente (certificat de cession), de la remise d’un certificat vétérinaire de bonne santé sanitaire, d’une carte d’identification de l’animal et d’un livret d’information sur les caractéristiques et des besoins de l’animal.
  • Par ailleurs, outre le cas du vice rédhibitoire, la loi donne la possibilité d’annuler la vente pour défaut de conformité dans les 6 mois qui suivent la vente si le défaut est réputé exister avant la livraison de l’animal.

A noter que seuls les éleveurs (répondant aux obligations sus-citées) et les établissements de vente (animaleries) sont autorisés à vendre des chiens et des chats.

Il ne faut pas occulter le fait qu’acquérir un animal est une responsabilité et engage sur le long terme. Un chiot ou un chaton de bonne lignée, né et sevré dans de bonnes conditions, correctement sociabilisé dans les premières semaines de sa vie, sera gage d’une relation saine et épanouissante.

Dans le cas contraire, on constate une fréquence plus élevée en terme de maladies et de troubles du comportement.

Raison et prudence sont donc à privilégier avant d’acheter. Une fois votre compagnon chez vous rien ne vous empêchera plus de fondre sur son joli minois !

Dernière précaution : n’oubliez pas de souscrire un contrat d’assurance pour le remboursement des soins vétérinaires au plus tôt car un sujet jeune est naturellement plus fragile. Nombre de contrats vous rembourseront les vaccins, antiparasitaires et bilan annuel de santé grâce à des forfaits prévention. Autre avantage : certaines assurances permettent de couvrir la dysplasie coxo-fémorale à condition d’assurer l’animal avant ses 5 mois, ce qui n’est pas négligeable.

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