De la théorie de «l’épargne santé» pour votre animal

La souscription d’un contrat santé animal ne fait pas l’unanimité comme d’ailleurs la plupart des assurances non obligatoires. La faute aux assureurs qui ont la réputation de ne pas toujours être à la hauteur, ou simplement la conséquence d’une approche différente des risques par les individus. Chacun est naturellement libre de faire comme il l’entend.

Cela dit, il existerait une prétendue «parade» à l’assurance santé animale qui revient régulièrement sur les forums : épargner chaque mois une petite somme d’argent afin de se constituer une réserve en cas de soins de son animal. Au moins, entend-t-on, l’argent reste dans votre poche.

Le contrat santé animalNotre avis :

D’abord, il faut faire un effort d’honnêteté envers l’assureur et envers soit même : la prime d’assurance tient compte du fait qu’il est possible (et peut être même fort possible) que vous n’ayez pas ou peu à faire appel à l’assurance. C’est ce qu’on appelle l’aléa du risque et c’est la base de l’assurance. C’est même grâce à cela que l’assureur espère que son produit sera rentable.
Mais admettons-le l’inverse est vrai aussi: il est possible (et même fort possible) que votre animal se blesse ou tombe malade.

A ceux qui critique le fait de payer à fonds perdus, posez vous la question: sans cet aléa quelle devrait être la juste prime permettant à l’assureur de vous rembourser les soins et dans le même temps de dégager un profit (car aucune entreprise commerciale n’est philanthrope) ? Sans rentrer dans le détail, elle serait si élevée qu’elle ne trouverait pas preneur.
Nous avons parlé de la possibilité qu’une maladie ou un accident survienne, mais il faut aussi parler du coût. Dès la 1ère année, votre animal peut se blesser légèrement (coût vétérinaire modéré) ou lourdement (coût important à très important).

Ecoutez le témoignage du propriétaire de Jack  :

« Jack notre Bouledogue français est né au printemps 2014. Nous l’avons eu en août. Un dimanche de septembre 2014, il a beaucoup vomi. Il était complètement abattu, comme ça d’un coup. Nous pensions qu’il avait mangé un escargot ou une limace (c’était un vrai aspirateur à ce moment là). Mais voyant qu’il vomissait encore et encore, nous l’avons emmené de nuit à l’école vétérinaire de Maison Alfort. Ils ont pensé à une ingestion d’objet, cas arrivant assez fréquemment chez les chiots. Radio, échographie, piqûre anti vomitive, pansement gastrique : 160€.
Le lendemain, ça n’allait pas mieux. Il ne s’alimentait plus. Nous l’avons emmené à la clinique vétérinaire la plus proche. Ils ont procédé par élimination: piqûre anti vomitive, pansement gastrique, introduction d’un liquide contrastant, radio le matin et le soir, laparotomie (ouverture et exploration de l’abdomen) pour vérifier l’obstruction des intestins), numération sanguine. Jack était atteint de Parvovirose, une gastro-entérite hémorragique dont la forme aiguë entraîne la mort. Il était pourtant vacciné pour ça, mais les pleins effets de la vaccination se font sentir après plusieurs mois semble-t-il. Coût : 440€, sans compter le stress et, il faut bien le dire, un trou imprévu dans le budget. »

Bilan : 600 € le 1er mois. A raison de 20 € / mois dans la cagnotte, il aurait fallu 30 mois pour payer ces soins.
Et qui peut affirmer que ce seront les seuls soins de l’année ?

A moins d’avoir les ressources financières suffisantes pour être son propre assureur, nous pensons qu’il est utile de souscrire une assurance santé pour votre animal, pour ne pas dire nécessaire.

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