Les principales caractéristiques d’une assurance santé pour animaux de compagnie

L’assureur est en recherche permanente d’équilibre malgré l’aléa propre au risque à assurer. Une des clés de sa réussite est l’analyse des comportements de ses clients (et ceux des autres) qui lui permettra d’anticiper les coûts.

engagements : service, qualité, efficacitéA partir de son analyse, il s’appliquera à proposer une offre la plus alléchante* possible et la moins risquée en terme de consommation.
Il a pour cela plusieurs curseurs à disposition qui rendent un peu complexe la compréhension de sa prestation finale.

Pour les non initiés, voici les grandes lignes communes aux différents contrats du marché en terme d’assurance pour animaux (chien, chat…) :

  • des formules accident ou accident et maladie.
  • déclinées en formules avec différents plafonds annuels de remboursements
  • comportant des pourcentages de remboursement sur chaque acte
  • en plus, des franchises peuvent s’appliquer (par acte ou par an)

Le contrat produit ses effets après un temps d’observation appelé « délai de carence », différent en cas d’accident et en cas de maladie.
Le tout peut être agrémenté d’une garantie :

  • sur dépense de prévention, qui consiste à rembourser vaccins, détartrages, antiparasites, etc.
  • de nourriture «médicalisée» dans la limite d’un forfait annuel
  • d’assistance en cas d’hospitalisation du maitre ou perte du chien
  • de décès (versement d’une somme prédéterminée en cas de décès de l’animal)

Jusque là c’est assez simple, mais attention enfin à quelques subtilités pas toujours évidentes à déceler, telles que:

  • les plafonds de remboursement par fait générateur (par exemple, votre plafond annuel de remboursement est de 2000€. Mais le contrat prévoit un plafond par fait générateur de 1000€. Passé ces 1000€, la prise en charge s’arrête. Alors que virtuellement, il vous reste 1000€ avant d’atteindre le plafond).
  • les plafonds par animal (par exemple, votre plafond annuel de remboursement est de 2000€. Mais le contrat prévoit un plafond de remboursement par animal, sur la durée du contrat, de 7500€. Vous avez fait le calcul. Et dans le même temps, on vous parle de garantie viagère…)
  • Les plafonds de remboursements réduits et les franchises augmentées, une fois que votre animal à atteint un certain âge.
  • les plafonds « dont » : vous optez pour un plafond de remboursement de 2000€, dont 400€ de médicaments. Soit 1600€ de soins potentiels, pas 2000€
  • enfin, la franchise mini/maxi : Vous optez pour une formule avec 30% de franchise / acte. Machinalement, vous faites votre calcul pour 100€ x 30% = 30€, soit un remboursement attendu de 70€. Sauf qu’ici, la franchise mini est de 30€ et maxi 100€. Refaites le calcul pour une consultation à 40€ (c’est déjà plus fréquent) : 40 x 30% = 12€, remboursement attendu 28€, mais franchise appliquée 30€, donc remboursement 10€.

C’est vrai la franchise est capée à 100€. Mais ce sont les 1er euros qui coûtent le plus cher car ce sont les plus fréquents…
Entendons nous bien : point ici de critique aveugle et démagogique des mécanismes et articulations contractuelles. Comme dit plus haut, ce sont des curseurs qui tendent à équilibrer les résultats pour bien de la communauté des assurés et de l’assureur.
Ils sont techniquement et contractuellement tout à fait justifiables.

Mais un peu plus de clarté serait louable, non?

* ce n’est pas une vérité absolue. Car dans les faits, un assureur ne cherche pas à conquérir un maximum de clients, mais plutôt une clientèle ciblée; celle qui selon ses critères lui permettra de croitre tout en restant à l’équilibre. En effet croître tous azimuts, c’est comme aller à la pêche : on remonte de tout dans le filet. Or tout n’est bon à prendre, n’en déplaise à certains. L’Histoire montre en effet qu’un petit nombre au comportement irresponsable peut déséquilibrer tout l’ensemble.

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