Les maladies congénitales sont-elles couvertes par les assurances pour animaux de compagnie ?

Maladies congénitales et assurances pour animaux de compagnie

 

S’il y a bien une exclusion présente dans tous les contrats d’assurances pour animaux du marché, c’est celle des maladies congénitales et héréditaires et c’est tout à fait regrettable.

Qu’est-ce qu’une maladie congénitale? C’est une malformation présente dès la naissance (littéralement « est né avec »).
Congénital n’est pas synonyme d’héréditaire. Une affection congénitale n’est pas forcément génétique, c’est à dire liée à une anomalie des chromosomes ou de leurs gènes constitutifs; elle peut être due par exemple à une intoxication. Et même lorsqu’elle est génétique elle n’est pas forcément héritée (dans ce cas on parle de « mutation de novo »).

A l’inverse, une affection héréditaire est souvent congénitale puisque l’anomalie chromosomique ou génique a été transmise dès la conception de l’embryon.

Une affection congénitale peut être identifiée avant même la naissance grâce au diagnostique prénatal, à la naissance, ou plusieurs années plus tard lorsqu’elle n’occasionne que peu de troubles.

La dysplasie de la hanche par exemple, qui touche particulièrement les races canines de grand format (Berger, Labrador, Golden retriever, Rottweiler, Mâtin de Naples, Dogue de Bordeaux, etc) est une maladie héréditaire.

La curiosité propre à cette question est que d’une part les assureurs refusent de couvrir les maladies congénitales et/ou héréditaires, alors que d’autre part la cynophilie Française veille à la sélection des individus dans le strict respect des standards qui quelque part entretiennent les raisons des affections exclues. Un même sujet est donc tantôt pointé du doigt tantôt encensé, du fait des même caractéristiques physiques. Il y a un paradoxe.

Certains éleveurs pratiquent des tests ADN pour vérifier le taux de consanguinité de leur production et par là, le risque de maladie congénitale.

Actuellement, quid des assureurs pour animaux ?
Comme nous l’avons dit en préambule, les maladies congénitales ou héréditaires sont exclues des mutuelles pour chiens, chats et autres NAC. Pourtant, on assiste à quelques efforts encourageants, signes que la profession a conscience des progrès à réaliser sur cette voie. En effet, tous les sujets porteurs des gênes responsables d’une maladie héréditaire ne la déclare pas forcément. Il y donc un aléa et par conséquent un terrain propice à ce que les assureurs chiffrent le risque et acceptent de l’assurer. Une idée serait de généraliser les tests ADN afin de déterminer un seuil d’assurabilité acceptable de toutes les pathologies d’une race donnée.

Aujourd’hui, un assureur français permet par exemple de couvrir la dysplasie coxo-fémorale si le chien est assuré avant ses 5 mois et subi un dépistage avant ses 18 semaines. Ce contrat fait partie de ceux proposés par ASSURVET.

Il faut saluer cette avancée et poursuivre dans cette direction qui permettra à terme à tout assuré d’anticiper d’avantage l’impact des maladies de son animal sur son budget.

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